n° 139/140
« Linguistique populaire ? »
« Quest-ce que la linguistique populaire ? Une question d'importance »
Dennis PRESTON
Folk linguistics seeks to discover what nonlinguists know about language
and to derive from that
knowledge evidence of their underlying folk theory of language. Such work
is to be done not only for
the completeness of the ethnography of language it gives us for a speech
community, but also for the
clues it may give linguistic theory and language variation and change and
the support it may give to
those who do applied linguistics. The analysis of conversational data,
employing various techniques
of discourse analysis, is suggested as the best way to uncover folk linguistic
belief.
La « folk linguistics » cherche à découvrir ce que les non linguistes savent
du langage et à en tirer
des enseignements sur leur théorie linguistique folk sous-jacente. Un tel
travail doit être mené non
seulement pour parfaire l'ethnographie linguistique d'une communauté de
langue, mais aussi pour les
indications qui peuvent être fournies et pour l'aide qui peut être apportée
à la théorie linguistique, à la
variation et au changement linguistique, et enfin à la linguistique appliquée.
L'analyse de données
conversationnelles, qui emploie diverses techniques de l'analyse de discours,
sera ici notre meilleur
moyen de découvrir les croyances en matière de « folk linguistics ».
Trivial Pursuit. Abécédaire didentité pop-folk à lusage des linguistes,
suivant lusage profane
et savant
Guy ACHARD-BAYLE
Nous réfléchirons aux diverses manières dont lidentité, notion savante
sil en est, puisant à la
« philosophie première », la métaphysique, est aujourdhui construite suivant
des théories plus ou
moins « triviales » : il y a tout dabord celle qui se dit telle alors quelle
est proprement formelle,
comme lest la logique déconnectée des langues naturelles. Inversement,
lidentité, relative,
descriptive, phénoménologique, ou phénotypique, que tentent de cerner et
définir la philosophie du
langage moderne ou contemporaine, et par conséquent une certaine sémantique
référentielle, puise
à des conceptions, ou à des conceptualisations communes et ordinaires,
et aux « prédiscours »
réellement triviaux qui les supportent ou les suscitent. Par ailleurs,
cette contribution prend la forme
dune « prose dalmanach », en hommage à Mistral et à larticle projeté dAmélie
Cure, cest-à-dire et
à une forme de pensée savante : érudite, et à une type décriture : ici labécédaire
plutôt quinventaire, parce quil conjugue lentreprise et lorganisation encyclopédiques à
la modestie
(trivial pursuit), et quil autorise une lecture « à sauts et à gambades » qui réconcilie,
comme chez
Montaigne, la recherche savante et une pensée (voire une école de pensée)
buissonnière...
Mots-clés : IDENTITÉ ONTOLOGIE LOGIQUE FORMELLE VS NATURELLE PENSÉE
SAUVAGE PAPILLONNAGE TEXTE COMME HYPERTEXTE
Conceptions populaires de la conversation
Günter SCHMALE
Lanalyse conversationnelle est fréquemment confrontée au jugement suivant
lequel entreprendre
des recherches sur ce sujet est en fin de compte superflu étant donné que
chaque « locuteur
ordinaire », non spécialiste de la linguistique, avec ses savoirs, ses idées,
ses intuitions au sujet du
fonctionnement de la conversation, en « connaît » davance les résultats.
Toutefois, le « folk »
constitue très certainement une idéalisation, le locuteur ordinaire à létat
pur nexistant pas, car la
linguistique populaire, la linguistique damateurs et la didactisation/vulgarisation
se superposent dans
une plus ou moins grande mesure. Cependant, le commun des mortels peut-il
véritablement
connaître et comprendre lintégralité des structures dorganisation élucidées
à ce jour par lanalyse
conversationnelle scientifique ? Afin de déterminer les connaissances véritables
du locuteur ordinaire
quant à lorganisation des conversations, un questionnaire « Vos idées sur
la conversation » a été
soumis à quelque 35 informateurs. Il savère que les idées exprimées, se
situant avant tout dans le
domaine de lattitude de linterlocuteur et de la relation avec ce dernier,
nont que très rarement et
très superficiellement trait aux aspects techniques de la « machinerie conversationnelle »
établis par
une analyse conversationnelle scientifique. Une grande partie des règles
de lorganisation
conversationnelle reste par conséquent « unnoticed ». Et il est fort peu
probable que face à la
complexité de certains principes dorganisation conversationnelle (p. ex.
le rôle de la direction du
regard dans lalternance des locuteurs ou lorganisation préférentielle
des réparations), le locuteur
ordinaire soit en mesure de les voir (le fameux « seen »), de les comprendre
et encore moins de les
expliquer. Il en résulte que bien que le « folk » ait naturellement des conceptions
de la conversation,
ces dernières nenglobent que rarement toute la complexité de lorganisation
conversationnelle
scientifiquement décrite.
Mots-clés : LINGUISTIQUE POPULAIRE VOLKSLINGUISTIK LAIENLINGUISTIK
(LINGUISTIQUE DAMATEURS) ANALYSE CONVERSATIONNELLE CONVERSATION
Linguistique populaire, language awareness, linguistique appliquée :
interrelations et transitions
Martin STEGU
Dans cette contribution, lauteur cherche à analyser les rapports existant
entre « linguistique
populaire », conscience linguistique (« language awareness ») et linguistique
appliquée. Un accent
particulier sera mis sur une analyse contrastive des différents termes
utilisés en français, anglais,
allemand (« linguistique populaire », « folk linguistics », « Volks - » / « Laienlinguistik »)
et sur le rôle
quont joué des linguistes allemands comme H. Brekle et G. Antos dans la
genèse de ce domaine de
recherche.
Mots-clés : LANGUAGE AWARENESS FOLK LINGUISTICS VOLKSLINGUISTIK
LAIENLINGUISTIK LINGUISTIQUE APPLIQUÉE
Les non-linguistes font-ils de la linguistique ?
Une approche anti-éliminativiste des théories folk
Marie-Anne PAVEAU
Cet article traite la question de la folk linguistique par le biais des
activités des non-linguistes. On
examine dabord la figure du folk linguiste, en présentant une typologie
en régime scalaire et non
binaire, du linguiste amateur scripteur de manuels au comique producteur
de jeux de mots sur scène,
en passant par les écrivains, juristes, et autres locuteurs concernés par
les questions langagières.
Puis on revient sur la question de la validité des savoirs folk, en faisant
une revue des positions
possibles en philosophie des sciences (éliminativisme de P. Churchland et
réalisme doux de
D. Dennett). On propose une troisième posture dite « intégrationniste » : les
savoirs folks sont des
savoirs à part entière, et ils doivent de ce fait être intégrés à la linguistique
qui, par ailleurs, ne repose
parfois que sur les intuitions des linguistes professionnels.
Mots-clés : ÉLIMINATIVISME FOLK LINGUISTIQUE INTÉGRATIONNISME INTUITION
NON-LINGUISTES PERCEPTION
« Ce nest pas un argument ! » Sur quelques aspects des théorisations spontanées
de
largumentation
Marianne DOURY
Cet article vise à dégager certains aspects des théorisations spontanées
de largumentation qui
transparaissent dans les énoncés méta-argumentatifs et les stratégies réfutatives
des locuteurs
engagés dans la défense dun point de vue. On suivra ainsi le programme
fixé par la linguistique
populaire, qui invite à prêter attention tant aux énoncés « méta » quaux
jugements critiques
dacceptabilité ou de non-acceptabilité de séquences discursives ici,
argumentatives. On cherchera
à établir dans quelle mesure ces conceptualisations spontanées font écho
aux conceptualisations
savantes de largumentation et en particulier, aux théories normatives.
Létude des représentations ordinaires de largumentation est loin de « faire
paradigme » dans le
champ des théories de largumentation ; pourtant, le questionnement correspondant
nen est pas
absent, en particulier grâce aux réflexions de Plantin sur « les mots de largumentation ». On partira
ici non dun point de vue lexicologique, mais de la description des occurrences
des expressions
« cest pas un argument » et « ça na pas valeur dargument » en contexte de
désaccord, quon
considérera comme des entrées possibles dans ces représentations. Ces expressions
permettent
aux locuteurs engagés dans des échanges argumentatifs de tracer une démarcation
entre ce qui
relève de largumentation et ce qui en est exclu. Elles font apparaître
une conception de
largumentation comme activité rationnelle (supposant une forme de suspension
des émotions),
alternative au recours à la force. Largumentation est vue comme impliquant
un minimum de
généralité : tout procédé détayage jugé trop spécifique (induction), ou
trop étroitement associé à la
personne court le risque de se voir renvoyé hors du champ de largumentation.
En cela, les
représentations ordinaires de largumentation présentent une forte proximité
avec les théories
normatives « savantes » de largumentation. On suggérera que cette proximité
devrait avoir des
conséquences méthodologiques sur les études en argumentation.
Mots-clés : ARGUMENTATION NORMES COMMENTAIRES MÉTA-ARGUMENTATIFS FOLK
EPISTEMOLOGY FOLK LOGIC
A la recherche dun idéal discursif ordinaire. De la verve
Jean-Claude BEACCO
Cet article se propose danalyser un aspect particulier de la « linguistique
populaire », à savoir les
conceptions circulantes de ce que sont le bien parler ou le bien écrire
authentiques, distinctes de
celles qui fondent les normes dominantes académiques, officielles, scolaires... On met dabord en
évidence lintérêt, pour cette recherche de « mots de la langue », ensemble
disparate des mots
ordinaires constituant un riche métalangage, non savant mais disponible
pour décrire les pratiques
langagières (comme passer un savon, bavardage, sexcuser...). La description de ces
représentations sociales, diffuses mais non dominantes, attachées, à la
notion de bien écrire non
scolaire, est effectuée sur un médium trans-groupes, le quotidien sportif
LÉquipe. Dans ce quotidien
« des gens », on relève des formes récurrentes et massives décriture peu
conforme aux normes
habituelles régissant lécriture journaliste standard. La vivacité y est
privilégié aux dépens de la
clarté : absence de « plan », emploi omniprésent de la modalité appréciative
qui se réalise à travers
un matériel verbal riche, recours permanent à des expressions locutionnelles/figées
ou création de
pseudo-locutions, souvent enchaînées (par ex. : « Le rugby est un art poétique
brut et même
quelquefois brut de brutes »). Cet idéal discursif, qui fait que LÉquipe est lu autant pour ses
informations que pour son écriture, valorise la capacité à improviser,
à mobiliser du lexique très varié
et peu usité, à créer des textes « chaleureux », à jouer sur la langue en
sen éloignant et en prenant
toutes libertés avec le « code » et les normes sociolinguistiques, mais en
demeurant dans le cadre
de la nécessité de faire sens immédiatement. Ces traits correspondent assez
exactement à la
définition lexicographique deverve,dont les manifestations écrites et orales « révèle[nt] des usages
du langage qui sont fortement associés aux critères définissant la littérarité »,
comme le souligne
Carter R. (2004, Language and creativity)pour caractériser la créativité verbale.
Mots-clés : CRÉATIVITÉ VERBALE VERVE REPRÉSENTATIONS MÉTALINGUISTIQUES
BIEN ÉCRIRE ORDINAIRE
La linguistique populaire et les pseudo-savants
Patrick SERIOT, Elena BULGAKOVA, Andreja HERZEN
Si la fin du XIXe siècle a vu se multiplier les inventions de langues universelles,
au contraire au début
du XXIe siècle on assiste à une multiplication de nouvelles langues d'Etat
en Europe balkanique et
orientale. Ces nouvelles langues sont l'aboutissement d'une idéologie romantique
pour qui l'équation
langue = nation est un dogme fondateur.
Mais le discours sur la langue en Europe balkanique et orientale actuelle
ne se laisse pas résumer à
un principe romantique. Certains courants, parfois en marge de la science
officielle, parfois en son
centre, exhument d'étonnantes théories, à la fois fantastiques et populaires,
ayant pour base le refus
du modèle de divergence des langues à partir d'un ancêtre commun. Cette
« crypto-linguistique »,
reposant sur un autochtonisme radical, travaille la plupart du temps par
décomposition-recomposition
morphématique d'une langue par une autre lui servant de métalangue, dans
le but de prouver
l'ancienneté et la primauté de la langue de la « nation » à laquelle on appartient.
Mais le « nouveau
paradigme » n'est pas si nouveau, puisqu'on en trouve facilement des traces
en Europe dès la
Renaissance, puis au XVIIIe siècle et au XIXe, par exemple en France.
Mots-clés : PSEUDO-SCIENCE RESSENTIMENT NATIONALISME AUTOCHTONISME
EUROPE ORIENTALE ET BALKANIQUE
Les explications métagraphiques appliquées aux premières écritures enfantines
Jacques DAVID
Cet article rend compte de travaux récents dans le domaine de lacquisition
de la langue écrite, et en
loccurrence du français écrit, chez de jeunes enfants, en les inscrivant
dans une perspective
linguistico-graphique spécifique et une méthodologie particulière. Celle-ci
repose sur lanalyse
associée des traces ou écrits produits par ces jeunes scripteurs, et des
verbalisations quils émettent
dans le cadre dentretiens liés à ces productions. Lobjectif est de mieux
comprendre les stratégies
mises en uvre et les procédures déployées lors de cette toute première
acquisition de lécriture.
Les écrits et les verbalisations ou explications métagraphiques analysées
ici sont extraites dun
large corpus dont nous restituons ici les composantes les plus saillantes :
la sémiographie, la
phonographie et la morphographie. Les phénomènes dacquisition observés
sont analysés au double
plan cognitif et linguistique, et font in fine lobjet dune mise en perspective didactique.
Mots-clés : ÉCRITURE APPROCHÉE ORTHOGRAPHE INVENTÉE EXPLICATIONS
MÉTAGRAPHIQUES SÉMIOGRAPHIE PHONOGRAPHIE MORPHOGRAPHIE
Les activités pré-orthographiques : nature, validité et conceptions
Jean-Pierre JAFFRÉ, Marie-France MORIN
Dans le domaine de l'orthographe, la réussite de l'apprentissage a longtemps
été évaluée de façon
exclusive par la capacité à produire de la norme, tout écart étant considéré
au mieux comme une
erreur. Or depuis quelques années de nombreuses études ont montré qu'un
changement de
référence les principes de base d'une écriture plutôt que la norme orthographique
pouvait être
révélateur d'un apprentissage plus précoce.
Ces compétences pré-orthographiques montrent que les jeunes enfants ne sont pas d'abord
cognitivement sensibles à la norme orthographique mais à des fonctionnements
sous-jacents dont
seule la prise en compte permet d'évaluer leurs productions précoces. Écrire,
ce n'est plus alors
(re)produire de la norme orthographique mais percevoir des principes graphiques
élémentaires et
récurrents comme par exemple la valeur phonologique de lettres de la tradition
alphabétique.
L'analyse de ces productions peut toutefois poursuivre des objectifs différents,
en nous informant sur
la façon dont les jeunes enfants se représentent le fonctionnement de l'orthographe
avec laquelle ils
sont en contact dans leur milieu social, ou en nous permettant de mesurer
le chemin à parcourir
avant toute maitrise de la norme orthographique. C'est pour rendre compte
de ces utilisations
respectives que certains spécialistes parlent d'orthographes inventées là où d'autres préfèrent
orthographes approchées. Mais dans tous les cas, il s'agit d'utiliser ces productions comme une
fenêtre sur le développement cognitif.
Tels seront les thèmes abordés dans cet article qui s'interrogera tour
à tour sur la nature de ces
productions pré-orthographiques, sur le rôle qu'elles jouent aujourd'hui
dans la litéracie et sur l'intérêt
qu'elles présentent dans différents domaines linguistique, psycholinguistique
et didactique.
Mots-clés : LITÉRACIE ENTRÉE DANS LÉCRIT COMPÉTENCES PRÉ-ORTHOGRAPHIQUES
ORTHOGRAPHES INVENTÉES ORTHOGRAPHES APPROCHÉES
Lélève grammairien ? Lexemple de lapprentissage des marques graphiques
du français
Marceline LAPARRA
Lors dun travail sur la langue, les interactions scolaires confrontent
les enseignants aux propositions
plus ou moins spontanées de leurs élèves. Se pose alors une triple question :
à quel moment doit-on
solliciter leurs observations, quelle place donner à leurs verbalisations
dans la formulation des
savoirs et enfin quels objets de savoir interroger ? Pour que tous les élèves
puissent tirer profit de ce
type de questionnement, par exemple dans lapprentissage des marques graphiques
du français, il
convient sans doute de procéder en discours, en cherchant à faire repérer
aux élèves des régularités
distributionnelles, et en sappuyant sur des progressions rigoureuses.
Les verbalisations ordinaires dans la classe : objets furtifs ou variables encombrantes des
sciences du langage ?
Corinne WEBER
Cette contribution tente de mettre en évidence comment, au terme de longues
heures consacrées au
cours de grammaire, des apprenants ont développé des usages simplifiés
ou plus précisément des
« catégorisations ordinaires » de la langue. Des exemples de corpus dapprenants
natifs presque
adultes, relatifs aux propriétés grammaticales intériorisées puis verbalisées,
serviront à illustrer ici
comment les « pratiques linguistiques profanes » peuvent contribuer à déconstruire
et à reconstruire
les réseaux de sens à priori « anti-système ». Ainsi nous verrons mieux,
comment coexistent les
« savoirs ordinaires et scolaires », migrant dun champ à lautre sous la
forme dun continuum. Poser
que lorganisation de la langue et de la connaissance constituent un fonctionnement
global, amène le
didacticien à devoir réduire les obstacles de compréhension de la pratique
grammaticale partagée en
classe de français, surtout pour des apprenants en difficulté. Dans cette
perspective, notre réflexion
tend vers une vision élargie des pratiques grammaticales ; en créant une
plus grande proximité
réflexive entre fonctionnement du langage et de la langue (celui quils
connaissent et celui quils
rejettent parfois) mais aussi en questionnant les normes et les discours
normatifs qui pèsent de tout
leur poids sur les représentations grammaticales et dans les procès de
communication, dans et hors
de la classe.
Mots-clés : NORMES ORALITÉ SAVOIRS ORDINAIRES REPRÉSENTATIONS
MÉTAGRAMMATICALES
Lintercompréhension est-elle une mode ? Du linguiste citoyen au citoyen
plurilingue
Filomena CAPUCHO
Introduite depuis les années 1990 dans le monde de lenseignement-apprentissage
des langues et
développée dans le contexte de nombreux projets de coopération européenne,
la notion
dintercompréhension est aujourdhui considérée comme un élément clé dans la didactique du
plurilinguisme. Les travaux de recherche, les rencontres de spécialistes,
les applications dans le
terrain se multiplient mais une question est souvent posée : lintercompréhension
est-elle une mode ?
Dans mon article, jessaie de répondre à cette question, tout en revisitant
la notion, ses applications
et ses tendances, et en démontrant comment lintercompréhension est ancrée
dans les habitudes
spontanées des locuteurs plurilingues, surtout ceux qui sont amenés à (sur)vivre
dans des
environnements linguistiques inconnus (ou méconnus), lors de voyages et
de séjours professionnels
ou simplement en tant que touristes.
Mots-clés : INTERCOMPRÉHENSION PLURILINGUISME DIDACTIQUE DES LANGUES
COMPÉTENCE DISCURSIVE LINGUISTIQUE POPULAIRE
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