N° 129/130,
« Textes - Contextes »

Introduction au(x) co(n)texte(s)
Entretien avec Georges Kleiber

Il est d’abord demandé à cet auteur, qui dans la décennie écoulée a accompli un travail important de clarification et de (re)définition de la notion de contexte, de faire le bilan de la ou des suites qui ont pu être données à ses études. Le bilan est contrasté... L’entretien porte ensuite sur la contextualisation voire l’hypercontextualisation des études sémantiques aujourd’hui, et donc sur la question du sens comme réalité stable, objectivable, ou non. Enfin, Pratiques tenant à lui rendre hommage pour sa contribution au fondement et au rayonnement des recherches linguistiques à Metz, il lui est demandé de retracer son parcours scientifique, sur l’axe sémantique-pragmatique.
Mots-clés :  CONTEXTE-CONTEXTES – CONTEXTUALISATION DU SENS – AXE SÉMANTIQUE-PRAGMATIQUE

Textes/Discours et Co(n)textes
Entretiens avec Jean-Michel Adam, Bernard Combettes,
Dominique Maingueneau et Sophie Moirand

Si ces trois entretiens sont présentés séparément, il n’en reste pas moins que les questions adressées à ces auteurs restent les mêmes et tendent à ce qu’ils confrontent leurs points de vue divers sur les rapports discours-texte-co(n)texte. À Jean-Michel Adam, il est notamment demandé de revenir sur la dichotomie texte-discours (+ ou – contexte), et sur l’évolution qui l’a mené de la linguistique textuelle à l’analyse textuelle des discours ; il montre à l’aide de nombreux exemples, littéraires ou non, l’ampleur, la richesse mais aussi la complexité d’une telle analyse textuelle et contextuelle des discours. Bernard Combettes se situe plus particulièrement sur le terrain de la macrosyntaxe (connecteurs, anaphores, topicalisation...), même s’il revendique que l’on prenne en compte l’arrière-plan cognitif (ou informatif, i.e. référentiel et fonctionnel) ; il rappelle également la part qui doit revenir au diachronique dans les recherches textuelles. Dominique Maingueneau reprend et évalue diverses définitions du contexte en analyste du discours ; mais cette notion à géométrie variable se définit différemment suivant l’objet discursif auquel on tend à l’appliquer : conversation ou genre contraint... Il présente ensuite ses propres conceptions sur ce thème : interdiscours, scène d’énonciation, cadre herméneutique.  Sophie Moirand situe sa réflexion entre linguistique sociocognitive et linguistique discursive, mémoire, intertextualité et hétérogénéité (énonciative mais aussi sémiotique et textuelle dans ses corpus de presse) ; ses recherches actuelles portent sur les moments discursifs (événements sociaux) qui tendent dans et par les médias à constituer une mémoire interdiscursive, et celle-ci à devenir mémoire collective.
Mots-clés : DISCOURS-TEXTE – COTEXTE-CONTEXTE – LINGUISTIQUE TEXTUELLE-ANALYSE DE DISCOURS – LINGUISTIQUE TEXTUELLE SYNCHRONIQUE ET DIACHRONIQUE – INTERDISCOURS – MÉMOIRE DISCURSIVE ET SOCIALE

Situation, contexte et valeur référentielle

Jean-Jacques FRANCKEL

Il s’agit dans cet article de problématiser une partie des questions liées aux notions de situation et de contexte, en particulier dans leurs relations avec celles de référent et de valeurs référentielles. Chaque énoncé s’ancre dans une situation qu’en même temps il contribue à déterminer et qui peut être entendue comme condition de possibilité de son interprétation. Le contexte (comme la situation) n’est pas dans une simple extériorité par rapport à l’énoncé qui s’y inscrit, elle en est aussi une construction, dépendant étroitement de la forme même de l’énoncé dans ses moindres détails (y compris prosodiques) et en fait donc aussi partie intégrante. Il relève d’un côté d’une régularité (pour un énoncé, on a systématiquement le ou les mêmes types de contexte) et d’une singularité (le contexte effectif n’est jamais que celui auquel on a effectivement affaire). On montre ainsi que ce contexte effectif relève d’une actualisation donnée d’un potentiel reconstructible à partir de la forme précise de l’énoncé. Cette problématique, illustrée par de nombreux exemples ouvre sur une analyse visant à dégager des principes réguliers dans ce qui ne se présente jamais que dans une singularité.
Mots clés : SITUATION – CONTEXTE – SCÉNARIO – RÉFÉRENT – VALEUR RÉFÉRENTIELLE

La place du contexte dans une approche praxéologique du discours.
Le cas de l’argumentation dans les interactions scolaires

Laurent FILLIETTAZ

Cet article propose quelques réflexions portant sur la notion de contexte en revisitant des débats qui structurent actuellement le champ de la linguistique du discours et de l’interaction. Plus précisément, il montre que l’installation progressive de la problématique de l’action dans le champ de la linguistique du discours conduit à dépasser une conception informationnaliste du contexte, telle qu’elle a été notamment promue par la pragmatique cognitive. Cette approche praxéologique du discours est approfondie et illustrée par l’analyse d’interactions scolaires enregistrées à l’occasion de leçons de français langue maternelle portant sur l’enseignement du texte argumentatif. Cette analyse permet de mettre en évidence les liens complexes et subtils qui s tissent entre les propriétés langagières des interactions et le déploiement progressif des activités collectivement accomplies.
Mots clés : CONTEXTE – ACTION – INTERACTION – ARGUMENTATION – FABLE

Le contexte (du linguistique au littéraire) : une notion à géométrie variable

Anne-Marie CHABROLLE-CERRETINI

Dans cet article, la notion de contexte est prise dans son sens le plus large : celui d’environnement culturel, linguistique et historique. Le contexte-monde est non seulement ce qui permet à la langue de faire référence, mais il est aussi cet arrière-plan, culturel et cognitif, qui la configure. Cette idée, qui semble si contemporaine, a été défendue et illustrée il y a deux siècles par Humboldt. La question qui reste néanmoins posée par ses travaux, et après ses travaux, est celle de l’exemplarité du (texte) littéraire dans cette médiation entre la pensée, la langue, la réalité extralinguistique et une communauté de locuteurs. Ainsi, après avoir recensé et analysé un certain nombre de définitions du contexte puisant à la fois à la linguistique et à la stylistique, nous montrons comment chez Humboldt puis chez Spitzer se fait ce lien entre le texte-résultat d’une production individuelle et le contexte culturel et historique collectif.
Mots-clés : CONTEXTE HISTORIQUE ET CULTUREL – COMMUNAUTÉ DE LOCUTEURS – ANTHROPOLOGIE LINGUISTIQUE

Discourse as a mirror of contextual constraints : the place and face of the teacher

Maria Filomena CAPUCHO

The pragmatic, syntactic and semantic analysis of utterances produced by the teachers in the classroom context help to observe the position that is claimed by them within the interactional net, as well as the one that is proposed for the learners to occupy. This position depends on contextual constraints that are rooted both in the educational tradition(s) and in the social representations of the learning and teaching process.
In our paper we present the results of the analysis of a corpus of authentic classroom talk collected during English classes in Portugal. The analysis focuses on verbal aspects (enunciative position and modalities – cf. Vion, 2001) that are related to the negotiation of the teacher’s face (cf. Goffman, 1974) and place (Brown & Levinson, 1987) within the interaction, as well as the kind of politeness strategies that s/he uses to redress the learners’ faces.
The research leads us to conclude that in spite of the official tendencies and ideologies, the traditional Social Order is still prevailing in the concrete educational field.
Key words : CLASSROOM TALK – DISCOURSE ANALYSIS – INSTITUTIONAL INTERACTION – POWER RELATIONS – NEGOTIATION

Polyvalence des toponymes et interprétation en contexte

Michelle LECOLLE

L’article aborde la question de l’interprétation des toponymes (noms de villes, noms de pays) dans leur contexte, en corpus journalistique (presse d’information générale). A rebours d’une conception univoque du nom propre, il envisage la variété des valeurs sémantico-référentielles des toponymes, basée sur leur polyvalence intrinsèque (lieu et institution) et sur les métonymies usuelles auxquelles ils peuvent donner lieu. La variété des valeurs dégagées peut conduire en contexte à plusieurs cas, allant de l’interprétation sémantique et référentielle univoque à l’ambiguïté et à la compositionnalité des sens. Envisageant le contexte comme une interaction dynamique des paliers du syntagme, de la phrase, du texte (article journalistique), de l’intertexte d’un sous-corpus thématique, l’article examine son rôle dans le maintien de l’ambiguïté ou de la surdétermination ou au contraire dans l’interprétation univoque des occurrences de toponymes.
Mots clés : TOPONYME – AMBIGUÏTÉ – POLYRÉFÉRENTIALITÉ – MÉTONYMIE

Paratexte, contexte et intertexte dans  Le Monde (2005) :
conditionnels journalistiques et discours rapportés

Françoise SULLET-NYLANDER

Pour illustrer la problématique du rapport entre le texte et son contexte, l’auteur de cet article a choisi d’analyser quelques intertextes dans des nouvelles brèves appelées aussi « repères » du Monde (2005). Les phénomènes linguistiques du discours rapporté et du conditionnel dit « journalistique » seront examinés dans leur contexte de « prédilection », le discours journalistique, et plus précisément dans les différentes unités textuelles formant un article de journal : le paratexte (titre et chapeau) et le corps de l’article. Après avoir précisé ses positionnements théoriques quant aux rapports texte-contexte, l’auteur basera son étude sur une quarantaine de titres du journal Le Monde. Il s’agira d’une part de dégager les valeurs sémantiques et contextuelles du conditionnel et d’autre part d’en comparer la distribution avec le discours rapporté dans le corps de l’article et le paratexte (titre et chapeau). Ainsi, au fil des exemples, les valeurs d’incertitude, de non-prise en charge et d’emprunt (mises en avant par Dendale (1993)) sont discutées, pour analyser ensuite les effets pragmatiques de l’emploi du conditionnel journalistique (CJ) par rapport à celui du discours rapporté (DR) dans telle ou telle unité textuelle. En mettant ces deux types de « médiations » côte à côte, le but de la recherche est de mieux saisir les interprétations et les effets de sens entraînés par le choix de l’une ou l’autre de ces deux modalités au sein de séquences textuelles formant une unité : l’article de journal. Quel rôle joue le contexte pragmatique et les contraintes situationnelles (génériques) dans l’interprétation des énoncés titrés contenant un conditionnel journalistique ?
Mots clés : CONDITIONNEL JOURNALISTIQUE – DISCOURS RAPPORTÉ – BRÈVE DU MONDE – PARATEXTE  / CORPS DE L'ARTICLE – DISCOURS D'EMPRUNT

Hypertextualité et virtualité comme modes de la construction des discours et des connaissances

Dominique LEGALLOIS

Notre objectif est de montrer que la structure hypertextuelle des textes sur supports numériques ne constitue pas en soi un mode d’organisation inédit. En effet, des travaux en linguistique « traditionnelle » du texte révèlent que certains types de textes non narratifs sont construits sur le mode de réseaux de phrases s’entrecroisant ; autrement dit ces textes seraient « tissés » par des parcours non séquentiels correspondant à la notion d’hypertextualité. Présentant les réflexions de l’anthropologue D. Dubuisson et prolongeant le travail du linguiste anglais M. Hoey sur la répétition des cooccurrences lexicales, nous montrons que l’on peut considérer l’hypertextualité interne (les connexions entre phrases d’un même texte) comme condition d’une hypertextualité externe (les connexions virtuelles entre phrases de textes différents). Nous faisons l’hypothèse que cette hypertextualité externe est constitutive de notre mémoire discursive et des objets de discours.
Mots clés : HYPERTEXTUALITÉ – RÉPÉTITION DE COOCCURRENCES LEXICALES – TEXTES NON NARRATIFS – VIRTUALITÉ – MÉMOIRE DISCURSIVE

Référence & Environnement Multimédia : Co-, Con-, Inter-, Para-, Hypertexte

Guy ACHARD-BAYLE

Après avoir brièvement analysé la notion de « représentation » artistique, des points de vue sémiologique et linguistique, je consacre mon étude aux expressions (notamment les SN définis et démonstratifs) qui font référence à et dans des œuvres d’art, à l’oral comme à l’écrit, à partir de divers documents (visuels et sonores) extraits du CD-Rom Le Louvre. Je m’intéresse donc ici à un type de contexte particulier : l’environnement multimédia, où se côtoient textes, images et paroles. Les caractéristiques « traditionnelles » qui ont permis de distinguer jusqu’ici SN défini et SN démonstratif (en gros : rappel ou monstration) se voient passablement bousculées : soit l’environnement multimédia en exploite spectaculairement les effets en termes de familiarité et de proximité, soit il brouille les cartes entre texte et contexte, anaphore et deixis...
Mots clés : REPRÉSENTATION ARTISTIQUE – CDROM LE LOUVRE – MULTIMÉDIA –  SYNTAGMES NOMINAUX – DÉFINI / DÉMONSTRATIF – ANAPHORE / DÉIXIS

Organisation informationnelle et organisation topicale du discours en private chat

Sónia ALVES

Dans cet article, nous analysons les formes d'organisation informationnelle et topicale du discours dans des « conversations privées » en ligne relayées l'Internet Relay Chat (IRC), dans le cadre des interactions verbales dialogiques, suivant l’approche interactionnelle et modulaire de l'organisation du discours de l'École de Genève. Dans ce dispositif théorique, l'organisation informationnelle gère la continuité et la progression des informations activées par le discours ; l'analyse de l'organisation topicale du discours expose une structure informationnelle révélatrice d'une pratique sociale déterminée et la forme dont le parcours topical est co-construit de manière à s'ajuster aux objectifs partagés par les locuteurs au niveau praxéologique. Ainsi, les spécificités de l'organisation informationnelle et topicale du discours en private chat semblent pouvoir être expliquées par des contraintes d'ordre contextuel ou situationnel : leur matérialité interactionnelle et la dimension référentielle praxéologique du discours.
Mots-clés : ANALYSE DU DISCOURS – PRIVATE CHAT – INTERACTIONS DIALOGIQUES – ORGANISATION INFORMATIONNELLE DU DISCOURS – ORGANISATION TOPICALE DU DISCOURS

Contextes et pragmatique développementale

Michèle GUIDETTI

La notion de contexte est abordée du point de vue d’une psychologue du développement. L’objectif de l’article est de montrer comment cette notion peut se révéler heuristique dès lors que l’on prend un point de vue interactionniste sur le développement de l’enfant et en particulier sur le développement de la communication et du langage. Cette approche se situe dans le cadre de la pragmatique développementale qui s’intéresse à la façon dont les enfants acquièrent les usages sociaux de la communication et du langage ; elle articule une théorie pragmatique : la théorie des actes de langage et des théories interactionnistes du développement psychologique (Vygotski, Bruner). On présente dans un premier temps les notions-clés relatives à cette approche avant de l’illustrer avec des travaux empiriques récents.
Mots-clés : CONTEXTES – PRAGMATIQUE DÉVELOPPEMENTALE – DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNICATION – GESTES – LANGAGE

Forme d’énoncé et justesse lexicale, en situation de  débat littéraire (cycle 3)

Caroline MASSERON

Le corpus utilisé est celui d’une transcription de débat littéraire, portant sur le chapitre XVII de Pinocchio et impliquant quatorze élèves d’une classe de CM1-CM2 (juin 2005). L’article retient quelques faits de langue, syntaxiques ou lexicaux, et les étudie du double point de vue du discours et de son contexte d’abord, puis du système de la langue ensuite, dans le but de montrer que la recevabilité des formes considérées n’appelle ni les mêmes descripteurs ni ne conduit aux mêmes jugements, selon que l’énoncé considéré est pris dans une dynamique interactionnelle (le discours) ou au contraire isolé et réalisant une forme-sens qui nécessite une description linguistique (la langue). Les observations faites, portant notamment sur la quantification et la négation (comprises comme des opérations de discours) soulèvent le problème de l’enseignement de la langue, de ses objectifs et de ses méthodes, une fois que le débat analysé a permis d’identifier des besoins langagiers appropriés à l’âge des élèves et au genre de discours considéré. Les propositions didactiques – sur lesquelles se referme l’article – soulignent le profit qu’on peut tirer du contexte, pour analyser d’abord puis renforcer des acquisitions lexicales et syntaxiques, en cycle 3 et sans doute au-delà.
Mots-clés : DISCOURS – DÉBAT – LANGUE – SENS RÉFÉRENTIEL – CONTEXTE – ACQUISITIONS SYNTAXIQUES ET LEXICALES – FORME-SENS DES ÉNONCÉS – PRODUCTIONS LANGAGIÈRES – BESOINS LANGAGIERS – IMITATION ET INVENTION

Opérations de contextualisation et construction d'un référent fictionnel dans un oral polygéré chez les enfants d'école maternelle

Marianne DRUSCH

Cet article se propose d’examiner la construction d’un référent fictionnel en situation scolaire chez des enfants d’école maternelle. L’analyse de la complexité énonciative montre que la référence émerge de la dynamique interactionnelle elle-même et s’apparente au produit des activités langagières menées par les participants. Dans cette perspective, les stratégies contextuelles sont proprement constitutives des phénomènes observés et ne sont pas à être considérées comme un simple apport externe d’informations. Elles concernent d’une part le rapport aux connaissances socioculturelles et aux savoirs partagés. Elles renvoient d’autre part à la structuration de l’interaction telle qu’elle émerge dans sa dynamique événementielle.
Mots-clés : RÉFÉRENCIATION – CONTEXTUALISATION – INTERACTION ORALE – ÉCOLE MATERNELLE

Vers d'autres contextes
Entretien avec Patrick Brézillon

Cet entretien de « sortie » est conçu comme une ouverture sur d’autres définitions du contexte et une perspective vers d’autres horizons disciplinaires. C’est donc à la fois au président fondateur de l’Association Française pour le Contexte et au chercheur en Intelligence Artificielle que nous adressons nos questions. Si la part faite à la cognition, au traitement du sens (de l’information) reste dominante dans ses préoccupations, il n’en reste pas moins que ses recherches, et les recherches de ses pairs dans le domaine, apportent aux linguistes des éclairages du phénomène contextuel sans doute inédits, en tout cas complémentaires : aussi bien en termes de méthodes ou de traitements (des niveaux de données contextuelles) que d’« applications sensibles au contexte » (procédures et/vs pratiques).
Mots-clés : CONTEXTE ET COGNITION – TRAITEMENT DE L’INFORMATION – DONNÉES CONTEXTUELLES – PROCÉDURES-PRATIQUES

 

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